La joie de vivre permet de garder la forme
Les médecins ne doivent pas hésiter à prescrire joie et bonne humeur, si l'on en croit une étude menée par des chercheurs de l'University College de Londres.
Ces derniers ont suivi pendant huit ans 3.199 personnes de 60 ans ou plus et examiné l'association entre leur niveau de bien-être et leur santé physique. Les participants ont été répartis selon leur âge, en 3 catégories : 60-69, 70-79 et 80 ans ou plus.
Leur amour de la vie a été évalué par questionnaire sur une échelle en 4 points. Ils devaient réagir à des phrases types. Des entretiens face-face ont permis de détecter d'éventuelles déficiences ou difficultés dans les activités du quotidien et la vitesse de marche a été mesurée. Les facteurs de confusion possibles, dont l'état de santé au départ de l'étude, ont bien été pris en compte.
L'analyse des données recueillies montrent que les participants de 60 à 69 ans ont les plus fortes cotations concernant le bien-être, tout comme ceux ayant un meilleur statut socio-économique, un niveau d'éducation supérieur, et aussi ceux qui sont mariés et qui travaillent encore. Sans surprise, les personnes atteintes de maladies chroniques ont des niveaux inférieurs de bonheur de vivre.
Enfin, et c'est la conclusion principale, les personnes âgées qui aiment la vie maintiennent une meilleure fonction physique dans leurs activités quotidiennes, conservent une vitesse de marche plus rapide et restent plus autonomes, par exemple quand il s'agit de s'habiller, de se doucher ou de se mettre au lit.
(référence : Canadian Medical Association Journal, 20 janvier 2014, doi: 10.1503/cmaj.131155)