10% de " nouveaux " étudiants en moins dans les facultés de médecine francophones

Le nombre d'étudiants de première génération inscrits en médecine dans les universités du sud du pays n'avait, depuis une décennie, connu aucune baisse. Pourtant, un net recul s'observe en cette année académique 2013-2014. Autrefois proches, ces taux d'inscriptions divergent aujourd'hui fortement d'une faculté francophone à l'autre. Namur et Mons tirent ainsi leur épingle du jeu.
Pour la première fois depuis plus de dix ans, le nombre d'étudiants de première génération suivant des cours en première année de médecine dans les universités francophones diminue. On peut même, dans ce cas, évoquer une véritable chute. Alors que cette statistique ne faisait que croître depuis l'année académique 2004-2005, elle connaît un véritable coup d'arrêt : en un an à peine, le taux d'inscriptions a régressé de 10% et plongé sous la barre des 2.000 étudiants, atteignant son niveau le plus bas depuis la rentrée universitaire de septembre 2009.
L'effet du test d'entrée ?
Le lien entre ces résultats et l'introduction d'un test d'entrée, " obligatoire bien que non contraignant ", semble, pour certains, évident. " Ce test est le seul élément pouvant, à mes yeux, expliquer une telle diminution, aussi importante et, surtout, aussi rapide ", analyse le Pr Sven Saussez, doyen de la faculté de médecine montoise. " Et ce, même si cet exercice était non coercitif. "
D'autres sont nettement moins convaincus. " L'effet du test ? Je n'y crois pas du tout ", confie ainsi le Pr Bernard Masereel, doyen de la faculté de médecine de l'UNamur. " Il faudrait plutôt analyser ces chiffres de manière plus globale, en prenant en compte les 'bisseurs' et les étudiants étrangers, ceux qui, comme les Français, ont effectué une année de préparation et ne sont donc plus considérés comme des étudiants de 1ère génération. "
Des trajectoires divergentes
Alors que voici quelques années, quatre des cinq facultés francophones enregistraient des taux d'inscriptions très proches (entre 200 et 250 " première génération " en 2004, les Montois étant alors largement en retard), les trajectoires suivies depuis ont complètement divergé. Après quelques années délicates (entre 2006 et 2008 principalement), l'UNamur est parvenue à inverser la tendance. Et s'adjuge aujourd'hui la première place de ce 'classement', comptant même quelque 170 étudiants de plus que son dauphin liégeois.
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