Tabagisme passif : les enfants trinquent et sont plus souvent hospitalisés
Le tabagisme passif est particulièrement néfaste pour les enfants, d'autant plus lorsqu'ils souffrent déjà de maladies respiratoires comme l'asthme. Une étude menée à l'hôpital pédiatrique de Cincinnati en apporte la confirmation.
Les chercheurs américains ont suivi pendant plus d'un an 619 enfants, âgés de un à 16 ans, ayant été admis une première fois en urgence pendant l'été 2010 pour une crise d'asthme ou un sifflement respiratoire. Leurs parents ont été interrogés sur l'exposition passive des enfants à la fumée de cigarette, en voiture ou à la maison.
Mais le Dr Robert Kahn et ses collègues ont également mesuré le taux de cotinine présent dans le sang et la salive des enfants. La présence dans l'organisme de ce produit métabolique de la nicotine atteste d'une exposition au tabac dans les 48 heures précédentes. Parmi les enfants dont les parents affirmaient qu'ils n'étaient pas exposés au tabac, 40% avaient quand même de la cotinine dans le sang et 70% dans la salive.
Alors que 17 % des enfants ont fait un nouveau séjour à l'hôpital, l'analyse sérique et salivaire de la cotinine a révélé un risque deux fois plus élevé de réadmission dans l'année qui vient chez les enfants exposés au tabagisme passif. Un argument possible pour orienter le ou les parents fumeurs vers une consultation de sevrage tabagique et les inciter à arrêter de fumer.
(référence: Pediatrics, 20 janvier 2014, doi: 10.1542/peds.2013-2422)