Rapprochement Erasme/CTR: Le SETCa " vigilant "
La fusion annoncée entre l'hôpital Erasme et le Centre de traumatologie et de réadaptation de Bruxelles (CTR), qui doit être effective pour le 1er juillet prochain, se déroule bien et en bonne collaboration avec les organisations syndicales, mais celles-ci restent toutefois vigilantes, a-t-on appris mardi après-midi auprès d'Yves Dupuis, secrétaire responsable des secteurs non marchands au SETCa
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La 6e réforme de l'État oblige le CTR à fusionner et le Centre a choisi de le faire avec l'hôpital Erasme, qui lui fournit déjà une partie de ses patients et avec qui l'institution hospitalière a déjà une importante collaboration médicale, a expliqué Cathy De Grande, directrice gestionnaire du CTR.
Lundi, l'hôpital Erasme et le CTR indiquaient dans un communiqué commun que le processus de travail était engagé et qu'il fait l'objet d'une concertation avec les organisations syndicales et les conseils médicaux. Cette fusion induira des changements structurels, avec un seul numéro d'agrément, un gestionnaire, un directeur, un médecin chef, un conseil médical, etc, précisaient les institutions.
Mardi, tant le CTR que l'hôpital Erasme insistaient sur le fait qu'aucun licenciement n'est à l'ordre du jour.
"La fusion du CTR est un passage obligé au vu de la 6e réforme de l'État et l'opération sera profitable au CTR", a de son côté indiqué Yves Dupuis, secrétaire responsable des secteurs non marchands au SETCa.
"Jusqu'à présent tout se passe bien. Il y a une bonne collaboration entre directions et syndicats, mais une fusion reste toujours stressante pour les travailleurs et on reste bien sûr vigilants et attentifs. Cette fusion s'accompagne d'une convention collective de travail (CCT) n°32 bis (concernant le maintien des droits des travailleurs en cas de changement d'employeur du fait d'un transfert conventionnel d'entreprise, ndlr) qui prévoit que tous les acquis des travailleurs seront maintenus et transférés et on a demandé une garantie de maintien du volume de l'emploi", explique Yves Dupuis.
Il faudra également "voir ce qui se passe après la fusion, avec d'éventuelles tentatives de synergie", ajoute-t-il.