Le mieux est souvent l'ennemi du bien
Les étude ACCORD, ADVANCE et VADT ont montré que chez les diabétiques de type 2 un contrôle glycémique trop strict s'assortissait d'un moins bon pronostic. Une étude montre aujourd'hui que c'est probablement la même chose pour les diabétiques de type 1.
Les investigateurs ont étudié la probabilité de mortalité globale chez les 2764 diabétiques de type 1 âgés de 15 à 60 ans enrôlés dans l'étude EURODIAB Prospective Complications. Les données de mortalité ont été colligées environ 7 ans après l'examen initial des sujets.
L'analyse montre que par rapport à une HbA1c médiane de 8,1% la mortalité globale est plus élevée à la fois chez ceux qui sont très bien contrôlés (HbA1c < 5,6%) et chez ceux qui ne sont pas contrôlés du tout (HbA1c > 11,8%). La mortalité globale la plus basse est observée chez les sujets dont l'HBA1c se situe entre 7 et 8%.
A ce stade les mécanismes en cause dans la surmortalité globale ne sont pas précisés (surcroît d'épisodes hypoglycémiques, anémie, insuffisance rénale ou infections, mais ce qui est certain est que le contrôle glycémique intensif n'est certainement pas le meilleur moyen de protéger les diabétiques de type 1.
A vouloir trop bien faire...