Mieux vaut prévenir que guérir
Chez des individus à haut risque de développer un diabète, la bonne attitude est bien entendu la mise en oeuvre des moyens de prévention ayant fait leurs preuves. Cependant en pratique....
Alors qu'il est largement prouvé que les efforts de prévention sont très efficaces en matière de diabète, une étude montre que dans bien des cas très peu d'actions concrètes sont entreprises chez les sujets à risque, y compris chez ceux ayant un prédiabète avéré.
Une équipe américaine a revu les dossiers électroniques de plus de 358.000 sujets chez qui un prédiabète avait été identifié (glycémie à jeun comprise entre 100 et 125 mg/dl ou hémoglobine glyquée comprise entre 5,7 et 6,4%).
Au cours des 6 mois qui ont suivi l'identification de l'anomalie glucidique, rien n'avait été fait cliniquement pour retarder la progression vers un diabète franc et ce n'est que dans 13% des cas seulement que le diagnostic avait été clairement énoncé aux patients. Toujours au cours de cette même période de 6 mois, il n'y a eu répétition du dosage de la glycémie de l'hémoglobine glyquée que chez 18% des sujets et moins de 5% ont été dirigés vers des programmes à visée éducative ou d'aide aux modifications du style de vie.
Alors certes on peut se dire que cela n'est pas si grave pour les 69% de sujets dont les glycémies à jeun étaient peu augmentées (100 à 109 mg/dl), mais malheureusement cette inertie est tout aussi prévalente chez les sujets ayant les taux de glycémie à jeun les plus élevés (120 à 125 mg/dl). Dans cette population et toujours pendant la même période de 6 mois, le dosage n'a été répété que dans 31% des cas et le diagnostic n'a été révélé que dans 1 cas sur 4.