Le " sommeil placebo " affecte nos performances cognitives
Croire que l'on a passé une bonne nuit alors que ce n'est pas le cas diminuerait notre sensation de fatigue. A l'inverse, le fait de savoir que l'on n'a pas assez ou mal dormi suffirait à nous rendre moins performant et de moins bonne humeur pendant la journée. Les spécialistes appellent cela l'effet " sommeil placebo ".
Afin de mesurer cet effet, deux chercheuses de l'Université du Colorado ont d'abord fait croire à des étudiants qu'une nouvelle technique avait été établie pour mesurer la qualité du sommeil. Ensuite, elles ont placé des électrodes sur leur tête en expliquant qu'elles étaient connectées à des machines mesurant les ondes de leur cerveau. En réalité, les électrodes n'étaient reliées à aucune machine.
Le lendemain matin, Christina Draganich et Kristi Erdal ont divisé les étudiants en deux groupes. A ceux du premier groupe, elles ont dit qu'ils avaient passé une nuit d'une exceptionnelle qualité, ce qui n'était pas le cas. A ceux du second groupe, elles ont indiqué qu'ils avaient mal dormi et qu'ils n'avaient pas eu leur compte d'heures de sommeil réparateur. Puis elles leur ont fait passer des examens. Résultat : ceux qui étaient persuadés d'avoir bien dormi ont obtenu de meilleurs scores aux tests sur la mémoire et sur l'attention.
Cette expérience soutient l'hypothèse que l'état d'esprit peut influencer les fonctions cognitives à la fois dans une direction positive et négative.
(référence : Journal of Experimental Psychology, 13 janvier 2014)