Maladies chroniques : "La relation de confiance est primordiale"
Dans une lettre à la ministre Onkelinx, le président de l'Absym Roland Lemye incendie la note d'orientation portant sur les maladies chroniques. Les différentes propositions lui paraissent par trop chronophages. Le Dr Lemye regrette que les syndicats médicaux n'aient pas été impliqués dans la note.
Le MG de Courcelles explique notamment qu'il n'a été impliqué que lors des conclusions et non aux réunions préparatoires. De cette manière les médecins ne peuvent pas soutenir ce texte. Non pas que les médecins n'ont pas à coeur la problématique des maladies chroniques. Mais ils sont las des lourdeurs administratives et voudraient consacrer plus de temps utile au patient.
Il critique point par point la note d'orientation:
L'empoyerment du patient: il n'est possible qu'au sein d'une relation de confiance avec le patient, elle-même garantie par la confidentialité. Or le secret médical n'est plus garanti si le DMG est partagé comme le recommande la note d'orientation.
Case manager : cette fonction qui fait le lien entre l'hôpital et la première ligne est surnuméraire, pense Lemye. Le Case manager ne peut pas faire le boulot mieux qu'un MG. De plus, c'est un coût supplémentaire.
Financement per capita: la note d'orientation le recommande mais les exemples étrangers ne démontrent pas que ce système est moins couteux que le financement à l'acte.
Le rôle du médecin spécialiste : la note n'en tient aucun compte ni en hôpital ni en pratique privée, ce qui l'exclut du champ des soins chroniques pour lesquels il joue pourtant un grand rôle.