Les maladies ont une odeur, et le nez humain serait capable de la détecter
Une étude menée par une équipe du Karolinska Institutet de Stockholm montre que les humains seraient capables de détecter une maladie par l'odorat, et cela à un stade peu avancé de la maladie.
Pour réaliser leur expérience, les chercheurs sont partis d'un constat empirique : certaines affections peuvent entraîner des odeurs très spécifiques. Ils ont injecté à certains volontaires une solution contenant des lipopolysaccharides (LPS), des toxines capables d'activer la réponse immunitaire, et à d'autres une solution saline normale, non infectée. Tous les participants étaient vêtus de T-shirts moulants afin de récolter plus facilement leur transpiration.
Quatre heures après l'injection, les scientifiques suédois ont constaté que les personnes qui avaient reçu du LPS avaient développé des molécules liées à l'activité du système immunitaire et que leur température était plus élevée.
Quarante personnes ont ensuite été chargées de sentir les échantillons de sueurs. Le résultat est sans appel. Pour tous ces bénévoles, les fioles contenant la sueur des participants contaminés ont une odeur forte, désagréable et nauséabonde. En revanche, elles n'ont rien détecté de bizarre dans les autres échantillons.
Ces conclusions suggèrent que l'odorat humain peut déceler une maladie dans la transpiration. Mais probablement moins bien que nos amis les chiens...
(référence : Psychological Science, 22 janvier 2014, doi: 10.1177/0956797613515681)