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Werner De Prins (Bayer) : " L'innovation incrémentale, c'est l'avenir ! "

Managing director chez Bayer HealthCare Benelux et parfaitement au fait des politiques belge et néerlandaise en matière de médicaments, Werner De Prins juge la gestion du Benelux beaucoup plus complexe que celle de la France. Le Journal du médecin l'a rencontré le temps d'une interview sur l'importance de l'innovation et le coût des traitements anticancéreux.

de redactie - 7 février 2014

Werner De Prins (1959°) est pharmacien de formation. Après avoir terminé ses études à l'université de Louvain, il a fait un passage par l'Ufsia (Anvers), le temps d'y décrocher son master en administration des entreprises. Il a ensuite brièvement travaillé à la pharmacie de l'hôpital Imelda (Bonheiden) avant de s'orienter vers une carrière dans l'industrie. C'est via la firme américaine Upjohn qu'il aboutit en 2000 chez Bayer en tant que sales manager.

Son parcours se poursuit ensuite à l'étranger. Après un détour par la Turquie et la France, il se retrouve finalement à Berlin, qui accueille le QG international de Bayer depuis la fusion avec Schering. Il accède au poste de managing director pour le département " soins primaires " et se concentre également sur les marchés émergents en Chine et en Amérique latine.

Belgique/Pays-Bas

Depuis fin 2012, Werner De Prins est à la tête de Bayer Healthcare Benelux (environ 500 travailleurs pour un chiffre d'affaires annuel de 330 millions d'euros), où il s'est notamment déjà occupé avec succès du lancement du Xarelto. Il partage actuellement son temps entre Diegem et Mijdrecht, où sont installés les sièges belge et néerlandais de l'entreprise ; il est donc particulièrement bien placé pour comparer les avantages et inconvénients des deux systèmes.

" L'avantage des Pays-Bas est que les nouveaux produits y accèdent plus rapidement au marché. Bien souvent, un remboursement provisoire sera accordé sur la base de l'aval de l'Agence Européenne du Médicament (EMA) en attendant que le collège néerlandais des assureurs de soins CVZ termine son évaluation de l'efficience. Si l'avis du CVZ est négatif, ce remboursement peut toutefois être complètement supprimé", explique Werner De Prins.

" En Belgique, l'accès au marché prend en moyenne douze mois de plus, l'avantage étant néanmoins qu'il subsiste une certaine marge de partage des risques (p.ex. des contrats art. 81), fût-elle de plus en plus limitée. Bien sûr, il y a des directives mais il sera généralement possible d'aller exposer un dossier portant sur un produit à valeur ajoutée (classe 1) devant la Commission de Remboursement des Médicaments (CRM). C'est la raison pour laquelle je préfère le système belge au système néerlandais, qui ne laisse vraiment aucune place à la négociation : une fois que le CVZ a tranché, plus moyen d'influer sur le résultat. Introduire un nouveau dossier n'est possible que lorsque l'on dispose d'études cliniques supplémentaires. "

Découvrez l'intégralité de cet entretien dans nos éditions de ce vendredi 07/02.

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