Une avancée remarquable dans le traitement du choc septique
Grâce à des travaux sur la souris, des chercheurs de l'université de Gand (UGent) et de l'institut flamand de biotechnologie (VIB) ont découvert un traitement du choc septique, une des principales causes de décès dans les unités de soins intensifs. De 30 à 50% des patients en meurent. Le nombre de cas a doublé en 10 ans et il ne cesse d'augmenter à cause des bactéries résistantes aux antibiotiques.
Les scientifiques de l'UGent et du VIB ont réussi à neutraliser simultanément deux cytokines nuisibles dans la circulation sanguine, l'interleukine- 1, actuellement utilisée pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde aiguë, et l'interleukine- 18, proposée pour le traitement de plusieurs autres maladies inflammatoires.
En principe, pour traiter les maladies inflammatoires, il suffit de neutraliser seulement une protéine. " Dans le cas d'un choc sceptique, atteindre une cible n'est pas suffisant, " a commenté le Pr Peter Vandenabeele, qui a dirigé la recherche.
Les auteurs de cette étude espèrent désormais pouvoir tester cette nouvelle thérapie combinée sur des patients humains atteints de septicémie. " Étant donné l'effet spectaculaire sur les souris, nous pensons pouvoir être prêts dans cinq ans ", conclut Tom Vanden Berghe, un des chercheurs.
(références : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 1er février 2014, doi: 10.1164/rccm.201308-1535OC, et communiqué de presse de l'UGent, 7 février 2014)