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De bons résultats pour le sécukinumab

Un groupe de chercheurs, dont le Professeur Patrick Durez de l'UCL, a récemment publié les résultats obtenus avec le sécukinumab chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Il s'agit de résultats d'efficacité, obtenus entre les semaines 20 et 52, et de résultats de sécurité, obtenus entre les semaines 20 et 60.

11 février 2014

L'objectif de cette étude de 52 semaines, réalisée en double aveugle et contrôlée par placebo (jusqu'à la semaine 20) était d'évaluer la sécurité et l'efficacité du sécukinumab, un anticorps monoclonal 100 % humain dirigé contre l'interleukine 17A, chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Des patients n'ayant pas présenté une réponse suffisante aux médicaments appelés " inducteurs de rémission " (ou " DMARD " (disease-modifying antirheumatic drugs)) ou aux agents biologiques, ont été randomisés et répartis en 2 groupes. Un groupe a reçu chaque mois une injection sous-cutanée de sécukinumab (25, 75, 150 ou 300 mg), l'autre groupe a reçu une injection placebo. Les données d'efficacité et de sécurité obtenues au cours de cette étude jusqu'à la semaine 20 ont déjà été rapportées.

Au total, 237 patients ont participé à l'étude. 174 d'entre eux (soit 73,4 %) ont terminé l'étude. Les patients présentant une amélioration des scores ACR (American College of Rheumatology) et DAS28-CRP (28-joint Disease Activity Score (DAS28) C-reactive protein (CRP)) à la semaine 16 continuaient à répondre au traitement jusqu'à la semaine 52. Chez les patients ayant utilisé 150 mg de sécukinumab, la réponse s'améliorait jusqu'à la semaine 52 (ACR50 : Semaine 16 = 45 %, Semaine 52 = 55 % ; DAS28-CRP ? 2,6 : Semaine 16 = 25 %, Semaine 52 = 40 %).

Des effets indésirables sont survenus chez 64,8 % des patients entre les semaines 20 et 60. La plupart de ces effets étaient légers à modérés. Les effets secondaires les plus fréquents étaient les infections (31,9 %) et la plupart des infections étaient sans gravité. L'infection la plus fréquente était la rhinopharyngite mais elle n'était pas liée à la dose ni à une neutropénie concomitante.

Des effets indésirables graves ont été mentionnés chez 21 patients (soit 8,9 %). 3 cas de tumeurs (au niveau de l'ovaire, des poumons et des cellules basales) ont été rapportés. Aucun décès n'est survenu entre les semaines 20 et 60 de cette étude.

Vous trouverez des informations concernant le protocole complet de l'étude sur le site clinicaltrials.gov (NCT00928512).

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