Le tériparatide augmente les cellules souches hématopoïétiques périphériques
La lignée des ostéoblastes joue un rôle important dans le maintien du pool des cellules souches hématopoïétiques et contribue aussi au développement des cellules B dans des modèles animaux, peut-être via l'hormone parathyroïdienne. Peu d'études ont investigué ce mécanisme qui pourrait être déterminant chez la femme post-ménopausée.
Le tériparatide est un polypeptide de 34 acides aminés qui constituent la partie biologiquement active de l'hormone parathyroïdienne. C'est un ostéoformateur intéressant dans le traitement de l'ostéoporose. Quelle action peut avoir cette parathormone sur les cellules souches hématopoïétiques (CSHs) ? Cette étude longitudinale prospective a inclus 23 femmes post-ménopausées à haut risque de fractures recevant le tériparatide 20 µg/j en sc pendant 24 mois. La cytométrie de flux quantifie 2 sous populations hématopoïétiques: les HSCs (CD34+/CD45) et les cellules B (CD19?+?, CD27-, IgD?+?, CD24[hi], CD38[hi]), CD38[hi]). La densité minérale osseuse au rachis et à la hanche et des marqueurs sériques (P1NP, ostéocalcine, CTX) sont mesurés au cours de l'étude.
Les HSCs sont augmentées
Le tériparatide augmente rapidement le nombre de HSCs circulantes de 40% +/- 14% (p = 0,004), un effet qui persiste encore au 18ème mois avant de revenir à la ligne de base à 24 mois. Il n'y a pas de modification significative des cellules B transitionnelles ou du nombre total de cellules B sur la période de l'étude. De façon intéressante, le pic d'accroissement en HSCs est inversement associé à un accroissement des marqueurs osseux et de la DMO au rachis. Les auteurs en concluent que le tériparatide en traitement de l'ostéoporose accroît les cellules HSCs circulantes entre 3 et 6 mois chez des femmes post-ménopausées. Ceci peut représenter une prolifération de cellules de moelle ou un accroissement du pool de cellules souches périphériques.