Rapport du GBS: Stop aux " médecins-bashing " !
C'est le titre, traditionnellement provocateur, utilisé par le Dr Moens, pour le lancement du tout aussi traditionnel rapport annuel du GBS. Il revient cette année sur cette antienne : pourquoi passer des heures à négocier avec le partenaire mutuelliste si les économies sont prises ensuite par le gouvernement dans le dos des négociateurs ?
Cela a-t-il encore un sens de signer des accord avec les mutuelles? La question est posée toute brute par Marc Moens, l'auteur principal sinon exclusif des rapports annuels du Groupement belge des médecins spécialistes dont le titre, cette année, ne laissera personne indifférent : Halte au médecins bashing !
" Pourquoi en effet négocier si le gouvernement prend sèchement n'importe quelle mesure d'économies par le flanc ? "
Il plaide pour des négociations directes avec le gouvernement via les fonctionnaires de l'Inami.
Répercussion sur les honoraires
Dans les quatre accords médico-mutuellistes signés depuis 2009, il y avait pour 299 millions d'économies. Rien que pour 2013, il y en a déjà pour 105 millions. Plus 65 millions supplémentaires pris sur le budget des honoraires par le cabinet restreint en-dehors de tout accord.
Sans oublier 66 millions qui devraient, selon des projections de la Task Force ad hoc, être pris en 2014 sur le dos des hôpitaux soit aussi partiellement sur les honoraires des médecins hospitaliers. Alors qu'une uniformisation informatique entre unions mutuellistes aurait pu épargner des centaines de millions
Moens estime donc qu'on a assisté pendant un an à du " médecin-bashing ".
Il est temps qu'on remette en question, selon lui, le milliard 70 millions d'euros dévolu aux frais d'administrations des mutuelles.
" Laissons les arbitrages à l'Inami et cantonnons les mutelles à l'essence de leur métier d'unions [défendant leurs membres]. "
Dossier complet dans le Jdm de vendredi