Développement de nouveaux antibiotiques : l'Université de Liège partenaire du projet ENABLE
Si les antibiotiques ont permis de venir à bout de toute une série de maladies d'origine bactérienne dans la seconde moitié du XXe siècle, dès les premières années d'utilisation, une multirésistance des bactéries à ces médicaments est apparue.
L'émergence de " l'antibiorésistance " rend le succès du traitement des infections de plus en plus aléatoire. Chaque année, ce phénomène cause près de 25.000 morts dans l'Union européenne et engendre une hausse considérable du coût des thérapies. Par ailleurs, bien que le besoin de nouveaux agents antibactériens en milieu clinique soit attesté, seules deux nouvelles classes d'antibiotiques ont pu être proposées durant ces 30 dernières années.
Pour faire face à ce défi, au sein du consortium ENABLE (European Gram-Negative Antibacterial Engine), 34 universités, centres de recherche et sociétés pharmaceutiques leaders en Europe, représentant 13 pays, ont décidé d'agir en unissant leurs forces. L'Université de Liège (ULg) est la seule université belge à collaborer étroitement à cet ambitieux programme de 6 ans, financé à hauteur de 85 millions d'euros par l'Innovative Medicines Initiative (IMI).
Le but du programme est de découvrir et de développer de nouveaux antibiotiques contre les pathogènes à Gram négative, E-coli par exemple. Le Centre d'ingénierie des protéines de l'ULg travaillera en priorité avec l'Université d'Oxford afin d'étudier les interactions moléculaires entre des dérivés de la lactivicine et une classe d'enzymes bactériennes appartenant à la famille des PBPs (Penicillin Binding Proteins).