Agences de rencontre : le médecin toujours aussi attirant?
" Sur le marché de l'âme soeur, l'image de marque de la profession n'est plus ce qu'elle était ", annonce Le Quotidien du médecin sur base d'une enquête auprès de plusieurs agences spécialisées.
Le stéthoscope attire-t-il toujours autant ? Les honoraires à cinq chiffres convaincants ? Le profil de médecin est-il toujours un bonus ? " Un reflux de l'engouement suscité par le profil 'médecin' est observé par toutes les agences matrimoniales ", observe Christian Delahaye qui a enquêté sur le sujet.
Certes, les agences qui se positionnent dans le haut de gamme sont toujours friandes de profils médicaux.
" Des cabinets de luxe, comme Berkeley international, qui ont pignon dans les principales capitales européennes, prospèrent sur ce créneau avec des honoraires à cinq chiffres. Parmi les chefs d'entreprise, directeurs de société, diplomates et autres éditeurs, généralistes comme spécialistes, 'ils sont des clients très intéressants pour nous et pour nos clientes elles-mêmes', assure le directeur d'Unicis, 'agence créatrice de bonheur', Philippe Fruit. Ils cumulent les atouts : études supérieures, réussite sociale et souci de l'humain et de la relation. Les médecins qui nous consultent trouvent en général l'âme soeur en moins de six mois. Même s'ils sont souvent exigeants, moins cependant que les femmes médecins.' "
Les femmes-médecins, à en croire Véronique Crowe (Fidelio 92) attirent aussi les hommes : " Les deux dossiers de femmes médecins que je viens de constituer suscitent beaucoup de demandes ", assure cette marieuse professionnelle.
Mais d'autres agences affirment que le profil médical ne fait plus autant recette. " Les médecins sont les derniers à croire qu'ils ont un statut social qui les privilégie pour faire des rencontres ", note Pierrick Degrémont, directeur de Stop Solitudes (près d'Evreux, dans l'Eure) pour le Quotidien. " Mais c'est fini depuis une bonne dizaine d'années, de même que le prestige de l'uniforme, qui a cessé de produire ses effets dans le public féminin. En fait, les médecins sont souvent considérés comme de grands enfants peu aptes à la vie concrète, incapables de planter un clou. Nous évitons désormais de mettre en avant la profession de médecin, nous préférons évoquer le milieu médical, ou parler de profession libérale. " L'image sociale du médecin est devenue en fait ambivalente.
Si Le Qdm n'a pas pu interroger des médecins, les agences se retranchant derrière le secret professionnel, selon Philipp Fruit, "les praticiens seraient toujours nombreux à recourir aux prestations des agences spécialisées : 'Après un divorce, ces professionnels n'ont pas beaucoup de temps à consacrer à leur recherche, alors qu'ils vivent difficilement une situation de solitude affective. Après s'être parfois essayés aux sites de rencontres sur internet, ils sont fatigués des contacts d'un soir et ils poussent la porte de nos agences' "
Enfin, sur la toile, on trouve beaucoup de médecins en manque d'amour. Le Quotidien a même repéré Aninato, femme-médecin de... 18 ans !