Hyperplasie bénigne de la prostate : l'épreuve combinée...
Une étude internationale s'est penchée sur le traitement de patients souffrant de symptômes du bas appareil urinaire et d'élargissement de la prostate suite à une hyperplasie bénigne prostatique (BPH) par la coadministration de tadalafil et de finastéride...
Le traitement médical habituel de la BPH passe souvent par une monothérapie d'inhibiteurs 5-alpha reductase ou une coadministration avec un alpha-bloquant. Une équipe internationale de chercheurs ont testé un autre traitement consistant en une comédication finastéride (5mg) + tadalafil (5mg) pendant 26 semaines. L'objectif était d'observer l'amélioration de la symptomatologie et les troubles sexuels. L'étude a été menée de manière randomisée en double aveugle chez des hommes de 45 ans ou plus présentant un I-PSS de 13 ou supérieur et un volume prostatique de 30 ml ou plus. Les patients ont reçu soit le finastéride + placebo (n=350) ou le finastéride + tadalafil (n=345). On peut critiquer la méthode, car sachant que l'un des deux bras de traitement contenait du tadalafil, les patients sous molécule active ont pu s'en rendre compte très rapidement : le double aveugle n'a donc plus de sens dans ce cas, ce que reconnaissent implicitement les auteurs. Néanmoins, les résultats méritent que l'on s'y attarde. Précisons que l'objectif primaire concernait les LUTS et non la fonction sexuelle, qui était un objectif secondaire. Les scores d'I-PSS se sont améliorés à 4, 12 et 26 semaines en diminuant de 4,0, 5,2 et 5,5 points alors que dans le groupe finastéride + placebo, la baisse n'a été respectivement que de 2,3, 3,8 et 4,5 points. L'amélioration de la fonction sexuelle a surtout été remarquable chez les patients présentant des troubles érectiles associés à la BPH. Le traitement combiné finastéride/tadalafil a été bien supporté. Les auteurs estiment donc que la combinaison a sa place dans le traitement des symptômes liés à la BPH.