Thérapies innovantes: être au sommet ... et y rester !

Notre pays est à la pointe dans le secteur des thérapies innovantes (génique, cellulaire, tissulaire). Mais pourrait perdre sa place dans les prochaines années. Pour conserver ce leadership, les sénateurs prônent la création d'un observatoire des thérapies. André du Bus (cdH) souhaite également la modification d'une loi pénalisant actuellement l'industrie noire-jaune-rouge.
La Belgique au sommet, ça étonne toujours mais les chiffres sont là. Si la Belgique ne compte que 2% de la population européenne, elle totalise par exemple 8% des dépenses en R&D pharmaceutique comptabilisées sur le Vieux Continent.
Le rapport du groupe de travail " Opportunités et défis des thérapies innovantes ", présenté devant la Commission des affaires sociales du Sénat en juillet dernier, n'est pourtant pas que louanges et félicitations. Les sénateurs mettent également en garde : si la Belgique veut rester au sommet et renforcer cette position de leader, elle devra investir. Pour y parvenir, les auteurs recommandent la mise sur pied d'un observatoire des thérapies avancées et du séquençage du génome humain.
Pour rester à la pointe, les autorités ne doivent pas seulement planifier et préparer l'avenir. Elles doivent également corriger certaines erreurs commises par le passé. Une loi notamment, unique en Europe, pose de lourds problèmes aux entreprises belges et freine leur développement. Elle " opère une distinction entre la production de médicaments de thérapie innovante autologues d'une part et allogéniques d'autre part : les producteurs de thérapies autologues peuvent être reconnus comme établissements de production et peuvent directement avoir accès au matériel corporel humain après prélèvement par un médecin préleveur, alors que cette possibilité n'est pas ouverte aux producteurs de médicaments de thérapies innovantes allogéniques, qui sont totalement dépendants des banques de matériel corporel humain à cet égard ".
Pour éviter que l'industrie belge ne soit pénalisée, le sénateur André du Bus de Warnaffe (cdH), président du groupe de travail, a donc déposé en décembre dernier une proposition de loi visant à adapter ce texte. L'objectif est d'amener les thérapies allogéniques au même niveau que les autologues, " en autorisant leur fabrication directement après prélèvement de matériel corporel humain par un médecin préleveur qui assurera également l'indemnisation du donneur telle qu'organisée par la loi ".
L'article intégral dans nos éditions de ce vendredi 21/02