Cancer du col de l'utérus : un nouveau test de dépistage
Le laboratoire pharmaceutique suisse Roche a annoncé le lancement d'un nouveau test de dépistage du cancer du col de l'utérus, troisième cancer le plus courant chez la femme dans le monde.
Ce test cytologique (prélèvement de cellules du col utérin), appelé CINtec PLUS, permettra d'identifier les femmes présentant des lésions précancéreuses de grade élevé et devant se soumettre immédiatement à une colposcopie (prélèvement des tissus de la zone infectée). Il sera commercialisé en Europe, en Asie, en Amérique Latine et au Canada.
Les infections au virus du papillome humain (HPV) sont à l'origine de la plupart des cancers du col de l'utérus, soit 70% des cas. D'autre part, la plupart des femmes positives au test HPV présentent une infection mais pas de lésion de haut grade et un frottis négatif.
Seules les femmes affectées par une infection persistante et ayant développé des lésions précancéreuses de grade élevé doivent être traitées. Le test a donc été conçu pour détecter plus de 90% des femmes victimes d'une infection à HPV susceptible d'entraîner un cancer et faire la distinction avec celles ne présentant pas ce risque, ces dernières pouvant se contenter de simplement refaire un frottis avec l'assurance de n'être pas passé à côté d'une atteinte avérée.
Lorsqu'il est dépisté de manière précoce, le cancer du col est un des cancers pouvant être le mieux prévenu et soigné, le taux de survie s'établissant à plus de 90%, alors qu'il n'est que de 20% dans les 5 ans, lorsqu'il est diagnostiqué à un stade avancé, rappelle le laboratoire bâlois.