Sclérose en plaques : certains lymphocytes T diminuent l'inflammation
Des chercheurs danois ont détecté, chez des rongeurs possédant une myéline saine, une nouvelle catégorie de lymphocytes T régulateurs. Ceux-ci sont capables de combattre d'autres lymphocytes T, des globules blancs hyperactifs, destructeurs de la myéline, la gaine lipidique qui protège les neurones et améliore la vitesse de circulation des informations nerveuses. (1)
En analysant en détail ces cellules, les scientifiques de l'Université de Copenhague ont montré qu'elles exprimaient FoxA1, un gène dont la fonction était jusqu'ici inconnue. Ils ont découvert que ce gène induisait l'activation d'une cascade moléculaire transformant les lymphocytes T régulateurs en machines tueuses. En forçant l'expression de ce gène, ils ont d'ailleurs réussi à diminuer l'inflammation cérébrale chez une souris atteinte de sclérose en plaques (SEP), et à réduire le développement de cette maladie auto-immune.
Reste à voir si ce résultat prometteur se confirmera chez l'Homme.
Concernant la SEP, signalons cette autre étude menée à l'Université du Michigan. (2) Ses auteurs américains ont montré que, chez un grand nombre de patients atteints de SEP, la fatigue, qui fait partie des symptômes chroniques les plus courants et invalidants de la maladie, pourrait être également liée à un syndrome d'apnée obstructive du sommeil. Or, pour cette affection, il existe des traitements efficaces, comme la ventilation en pression positive continue.
http://www.nature.com/nm/journal/vaop/ncurrent/full/nm.3485.html