De l'intérêt d'être en forme quand on est prédiabétique
Une étude publiée dans l'édition de février de Diabetes Care montre que même si leur poids est normal, les prédiabétiques qui ne sont pas en bonne forme physique ont un risque plus élevé de mortalité cardiovasculaire et globale que les prédiabétiques de poids normal et en forme physiquement.
Ces résultats sont issus de l'analyse des données de quelque 17.000 sujets ayant un prédiabète attesté oar une glycémie à jeun comprise entre 101 et 125 mg/dl. Chez ces sujets (89% d'hommes), les investigateurs ont recherché l'existence d'éventuelles corrélations entre les performances cardiorespiratoires et les indices d'adiposité d'une part et la mortalité globale et cardiovasculaire d'autre part.
Dans le cadre d'un suivi de près de 14 ans, 832 décès (dont 246 d'origine cardiovasculaire) ont été répertoriés. Après ajustement pour l'âge, le sexe, l'année de l'examen et les possibles facteurs de risque associés, il s'avère que par rapport aux sujets de poids normal et en forme (deux tertiles les plus élevés), les sujets de poids normal mais en mauvaise forme physique (tertile le plus bas) ont un risque relatif significativement majoré de 70% pour la mortalité globale et de 88% pour la mortalité cardiovasculaire.
L'impact prépondérant de la forme physique est encore attesté par le fait que pour les prédiabétiques en forme qui sont en surpoids ou obèses, il n'y a pas de différence significative de mortalité par rapport aux prédiabétiques en forme et de poids normal.
Les résultats vont dans le même sens lorsque sont pris en considération les tertiles de tours de taille spécifiques aux hommes et aux femmes ou l'importance de l'adiposité corporelle.