Cancer de la prostate : en route vers un test génétique grâce à 13 mutations identifiées
Des chercheurs britanniques ont étudié la fréquence de certains gènes mutés chez 191 hommes ayant de lourds antécédents familiaux de cancer de la prostate (trois cas ou plus dans la famille) et ont ensuite évalué leur risque ultérieur de ce type de cancer.
Les scientifiques ont pu repérer 13 mutations différentes dans huit gènes liés à des lésions de l'ADN chez 14 (7,3%) des participants à cette étude. Ils ont aussi découvert que ces 14 sujets masculins présentaient des pertes de fonction (LOF, Loss of function) dans l'un des 22 gènes suppresseurs de tumeur étudiés. Aucun des hommes n'avait plus d'une mutation.
Par la suite, les 14 participants identifiés se sont avérés plus susceptibles de développer un cancer avec atteinte des ganglions lymphatiques et métastases, soit la forme la plus agressive de la maladie.
Les hommes ayant des mutations " LOF " ont ainsi un risque de cancer de la prostate de stade 4 multiplié par 15, alors que le risque global de cancer de la prostate est quant à lui accru de 94%.
Grâce à la mise en évidence des 13 mutations, les auteurs de l'étude espèrent réussir à élaborer un test génétique du risque de développer un cancer de la prostate, comme c'est déjà le cas pour le cancer du sein, et par conséquent pouvoir traiter de manière plus personnalisée les malades.
référence : British Journal of Cancer, 20 février 2014, doi: 10.1038/bjc.2014.30