Le GBO ouvert à une certaine participation citoyenne
Le GBO se dit ouvert à une participation citoyenne dans le système de soins en laissant entendre toutefois que cela ralentira encore les débats. Ne tirons donc pas sur le système actuel, précise le Dr Paul De Munck, attaché à la présidence du GBO.
Le GBO constate d'emblée que les citoyens sont déjà représentés dans le système de concertation par les représentants du gouvernement, les syndicats de travailleurs et les mutuelles. Qu'en outre, la loi de 2002 sur les droits des patients et l'implication récente des associations de patients au sein de commissions ou groupe de travail de l'Inami et du SPF Santé, ont permis des avancées.
Car il n'est pas si facile d'assurer une représentation des citoyens et des associations de patients. " Cela requiert du temps pour la réflexion et la concertation. "
Le GBO reste donc " favorable au principe de concertation tel qu'il est organisé aujourd'hui, y compris avec les mutuelles qui doivent rester des partenaires obligés, même si beaucoup des aspects de la concertation mériteraient d'être revus. Les mutuelles représentent l'ensemble des citoyens qui sont affiliés, malades ou non d'ailleurs !... Si des citoyens estiment ne plus être suffisamment représentés par leurs mutuelles, ils peuvent en principe agir pour faire entendre leur voix. "
A l'occasion du 50e anniversaire de l'Inami et afin d'améliorer le fonctionnement de notre système de soins, le GBO se dit " favorable à un vaste débat sur la manière d'améliorer la participation des citoyens à la formulation des politiques de santé et à la gestion de celle-ci'.
Le syndicat participe d'ailleurs activement à cette réflexion, "par exemple, au sein des conférences-débats organisées sur cette thématique par la Fondation Roi Baudouin".