Un appareil qui a du nez...

La technologie n'arrête pas de nous étonner ! Des chercheurs finlandais viennent de publier un article prouvant l'intérêt de l'utilisation d'un " nez " électronique pour dépister le cancer prostatique...
L'invention géniale n'est pas neuve puisque cela fait quelque temps que l'électronique est capable de capter des molécules volatiles particulières. L'intérêt de l'étude finlandaise est de l'appliquer au cancer prostatique et de pouvoir poser un diagnostic différentiel avec une hyperplasie bénigne de la prostate. Le test est basé sur l'urine, ce qui est rapide et non invasif. Ce nez électronique s'appelle ChemPro®100. Les chercheurs ont pris des échantillons de 50 patients avec un cancer prostatique confirmé et ceux de 15 patients avec une hyperplasie. De ces derniers, on a pu prélever 15 échantillons avant une intervention et 9 après l'intervention pratiquée soit par laparoscopie, soit par voie transuréthrale.
Le nez électronique a permis d'obtenir une sensibilité de 78% et une spécificité de 67%. La valeur de l'aire sous la courbe est de 0,77. Pour les auteurs, les résultats permettent de distinguer rapidement et simplement un cancer prostatique non invasif d'une hyperplasie prostatique. Ce concept de nez électronique est utilisé aussi dans le cancer du poumon, les cancers tête et cou, mais aussi dans le cancer colorectal.