Quatre biomarqueurs prédiraient le risque de décès dans les cinq ans
Une équipe de chercheurs estoniens planche depuis plus de dix ans sur la possibilité de lire l'avenir ou plutôt la date de notre mort.
Animés par cette idée, les scientifiques ont sélectionné en aléatoire, sur un échantillon de 50.000 adultes, 9.842 bénévoles âgés de 18 à 103 ans dont ils ont analysé un prélèvement sanguin par résonance magnétique nucléaire. Puis, ils ont examiné la cause de tous les décès de ces participants sur les cinq années suivantes et ont identifié les liens possibles entre ces décès et 106 biomarqueurs présents dans le sang des personnes recrutées.
Sur les 160 biomarqueurs, quatre se sont révélés déterminants sur le risque de décès entre autres à la suite d'une pathologie cardio-vasculaire ou d'un cancer. Il s'agit de l'albumine, de l'orosomucoide, des lipoprotéines de basse densité et du citrate.
Les auteurs de l'étude ont constaté que lorsque les quatre " nécromarqueurs " sont combinés pour obtenir un score global, 15,3% des personnes ayant un score situé dans les 20% les plus élevés sont décédées dans les 5 ans, soit un risque relatif de décès 19 fois plus élevé par rapport aux participants situés dans les 20% les moins élevés.
Ce résultat a été confirmé par des chercheurs finlandais sur une autre cohorte de 7.503 personnes. Les chercheurs estoniens considèrent qu'un test sanguin pourrait fournir aux personnes en bonne santé quelques indications sur leur espérance de survie à 5 ans.
(référence : PLOS Medicine, 25 février 2014, DOI: 10.1371/journal.pmed.1001606)