Trop de viande et certains modes de cuisson augmentent les risques de démence
Selon des travaux menés par une équipe de chercheurs américains, italiens et australiens, il serait possible de diminuer le risque de la maladie d'Alzheimer en évitant de manger des aliments riches en graisses et en sucre, dont certains composés, les AGEs (Advanced glycation end products), accéléreraient le déclin cognitif, et en adoptant des modes de cuisson plus doux que le barbecue ou le four.
Générés naturellement dans le corps, en situation d'hyperglycémie, les AGEs sont des substances qui résultent de la glycation, une réaction chimique entre un sucre et des résidus de protéines alimentaires. Facteurs d'oxydation cellulaire, reconnus comme néfastes, les AGEs sont présents dans les aliments comme la viande, les oeufs, ou les produits laitiers, et leur concentration peut être favorisée par la cuisson à température élevée.
Les scientifiques ont constaté que des souris nourries avec un régime riche en AGEs avaient, entre autres, des dépôts d'AGEs dans le cerveau, une réduction des niveaux de l'enzyme SIRT1, une accumulation de protéines bêta-amyloïdes, des symptômes comparables à ceux observés dans la maladie d'Alzheimer, et des changements métaboliques.
Les chercheurs ont aussi examiné 93 personnes âgées de 60 ans et plus. Ils ont observé qu'un taux élevé d'AGEs dans le sang était plus souvent associé à des problèmes de mémoire et d'autres troubles cognitifs ainsi qu'à une sensibilité réduite à l'insuline.
(référence : PNAS, 24 février 2014, doi: 10.1073/pnas.1316013111)