Les accès de colère répétés sont mauvais pour le coeur
Selon une méta-analyse de neuf études publiées depuis la fin des années 60, un tempérament colérique et les accès de colère, surtout répétés, augmentent le risque d'accident cardiovasculaire.
L'analyse constate un risque multiplié par 4,74 fois d'un infarctus du myocarde et d'un syndrome coronarien aigu dans les deux heures qui suivent un accès de colère par rapport à l'absence de colère. Les données relatives aux accidents vasculaires cérébraux ischémiques sont contradictoires, mais apparaissent également en faveur d'un risque augmenté. Une des études suggère un risque significativement accru d'anévrismes intracrâniens rompus, dans l'heure qui suit l'épisode colérique. Deux autres montrent un risque plus élevé d'arythmie ventriculaire.
Les chercheurs américains ont aussi calculé que des colères en faible nombre - au rythme d'une par mois - se traduisent par un risque supplémentaire faible d'un événement cardiovasculaire pour 10.000 personnes à faible risque sur un an. En revanche, le nombre d'accidents cardiaques supplémentaires monte à 158 par an pour 10.000 personnes (toujours avec un faible risque cardiovasculaire) si les colères sont très fréquentes (cinq par jour) et à 657 par an pour 10.000 personnes ayant des colères à répétition et des risques cardiovasculaires élevés.
Pour les auteurs de l'étude, la colère, quand elle est fréquente, entraîne bel et bien un effet majeur, et il est important d'apprendre à la gérer.
(référence : European Heart Journal, 3 mars 2014, doi: 10.1093/eurheartj/ehu033)