Les sucres ajoutés dans le collimateur de l'OMS
Afin de contribuer à la lutte contre l'épidémie d'obésité dans le monde et de diminuer les caries dentaires, l'Organisation mondiale de la santé vient de mettre en ligne une consultation publique sur les limites à imposer à la consommation de sucre. Jusqu'au 31 mars prochain, toute personne souhaitant émettre une observation sur le sujet peut lui soumettre une déclaration d'intérêts.
Depuis 2002 et jusqu'à présent, pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle normal, l'OMS recommande que la consommation de sucre ne dépasse pas 10% de l'apport énergétique total journalier, soit environ 50 grammes de sucre, l'équivalent de 12 morceaux par jour. A titre de comparaison, une canette de soda sucré contient jusqu'à 40 grammes de sucre et une barre chocolatée comme un Mars environ 27 grammes.
Désormais, l'agence onusienne préconise de faire tomber cette consommation sous la barre des 5%, soit 25 grammes.
Élaboré à partir d'analyses de l'ensemble des études scientifiques publiées sur cette thématique, le projet de l'OMS vise plus particulièrement les sucres ajoutés. Ces sucres ne sont pas naturellement présents dans les aliments que nous consommons et ils sont donc ajoutés par les fabricants. L'organisation rappelle qu'une grande partie de ces sucres sont en quelque sorte " cachés " dans des aliments qui ne sont pas considérés comme des sucreries, par exemple dans de nombreux plats industriels en apparence salés.
Parallèlement à la consultation publique, l'OMS en lance une autre auprès d'experts en nutrition qui examineront les contributions apportées aux lignes directrices du projet afin de les valider ou de les amender. Au final, tout ce travail débouchera éventuellement sur une nouvelle recommandation officielle.
(référence : communiqué de presse de l'OMS, 5 mars 2014)