Apnées du sommeil et contrôle glycémique des diabétiques de type 2
Selon une étude américaine publiée dans Diabetes Care, l'existence d'apnées obstructives du sommeil lors des périodes de sommeil paradoxal pourrait être impliquée dans le mauvais contrôle glycémique de diabétiques de type 2.
Nous savions déjà que les pauses respiratoires et les périodes d'hypoxémie qui en résultent pouvaient augmenter le risque de diabète de type 2 et nous savions également que chez les diabétiques avérés les cas d'apnées du sommeil les plus sévères allaient souvent de pair avec les niveaux de contrôle glycémique les plus désastreux.
Ce que montre cette nouvelle étude est que le moment où surviennent les apnées est un facteur important. En effet alors que les épisodes d'apnées peuvent survenir à m'importe quel moment de la nuit, ce sont les épisodes qui perturbent les phases de sommeil paradoxal qui sont les plus néfastes à un bon contrôle glycémique.
La durée des périodes de sommeil paradoxal devient de plus en plus longue au fur et à mesure que la nuit se déroule (le maximum de sommeil paradoxal est enregistré au petit matin, dans les quelques heures qui précèdent le réveil). Or la majorité des sujets qui souffrent de syndrome d'apnées obstructives du sommeil s'astreignent au port de leur masque délivrant la pression positive continue en début et en milieu de nuit, mais rares sont ceux qui sont encore appareillés en dernière partie de nuit, période où pour les diabétiques en tout cas le traitement serait apparemment le plus utile.
Il ne reste plus qu'à espérer que cette donnée incitera (au moins les diabétiques, mais pourquoi pas tous les individus présentant un syndrome d'apnées obstructives du sommeil) à porter de personnes les autres à porter leur masque de façon plus prolongée pour couvrir toutes les périodes "à risque" sur le plan métabolique.