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Stratégie d'augmentation thérapeutique avec un antiémétique issu de l'oncologie

Les résultats finaux d'une étude italienne initiée en 2009, montrent l'intérêt d'une stratégie d'augmentation thérapeutique par de faibles doses d'ondansetron, un antiémétique couramment utilisé en oncologie, chez des patients présentant des troubles obsessionnels compulsifs ne répondant pas bien aux SSRI.

Dr Christian Cottriau - 11 mars 2014

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (SSRI) sont reconnus comme étant le traitement pharmacologique de choix pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs. Malheureusement une proposition importante - estimée entre 40 et 60%, selon les études - de patients atteints de TOC ne répond pas de manière satisfaisante aux SSRI et assez peu atteignent une rémission complète de leurs symptômes.

Augmentation d'une stratégie d'augmentation
D'où l'intérêt de mettre en oeuvre des stratégies d'augmentation. C'est notamment le cas des antipsychotiques qui permettent d'améliorer les résultats thérapeutiques dans un tiers des cas de patients TOC réfractaires aux SSRI. En raison de ses propriétés d'augmentation de l'effet des antipsychotiques atypiques, l'ondansetron, un inhibiteur sélectif des récepteurs sérotoninergiques 5-HT3 couramment utilisé dans le traitement des nausées liées à la chimiothérapie, a été mis en avant comme stratégie d'augmentation potentielle chez les patients avec un TOC réfractaire aux SSRI et à une augmentation par des antipsychotiques.

Une étude de faible envergure
L'objet de l'étude menée en simple aveugle conjointement par une équipe de l'Université de Florence était d'évaluer l'effet de faibles doses d'ondansetron chez un total de 22 patients qui n'avaient pas répondu de manière adéquate à un SSRI. A cet effet, ces patients ont reçu, en plus de leur traitement de fond à base de SSRI, de l'ondansetron à raison de 0.25 mg/j pendant 2 semaines, puis 0.5 mg/j pendant 10 semaines. La réponse était considéré comme positive en cas de diminution additionnelle de 25% du score YBOS (Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale) et d'amélioration d'au moins 2 du score CGI-I (Clinical Global Impression-Improvement).

Résultats positifs dans près de 2/3 des cas
Après 12 semaines de traitement, 57% des patients se sont avérés répondeurs, avec une réduction moyenne de 44% du score YBOCS et une réduction de 76.9% sur le score CGI-I. La réduction moyenne du score était de 27.2%, si on considère l'ensemble des patients inclus dans l'étude. Après l'arrêt de l'ondansetron, les investigateurs ont, par contre, observé une dégradation de 38.3% du score YBOCS chez les répondeurs (15.5% en moyenne pour l'ensemble des sujets inclus dans l'étude).

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