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Une épidémie de fractures de hanche en Asie-Pacifique

Selon des données épidémiologiques récentes, l'Asie Pacifique et en particulier Hong-Kong connaîtra dans les années à venir un taux record de fractures ostéoporotiques. L'explication tiendrait au vieillissement plus important de la population dans cette région du monde.

12 mars 2014

Aujourd'hui, près de 52 millions de dollars américains sont dépensés annuellement à Hong-Kong en interventions chirurgicales (arthroplasties de hanche) et en soins divers. Environ 1 personne sur 4 décède dans l'année d'une fracture de hanche. Parmi ceux qui survivent, 33% présentent un handicap qui les rend complètement dépendants d'une assistance médicale. Les prévisions sont alarmantes: entre 2009 et 2015, on s'attend à une progression de près de 70% du nombre d'arthroplasties de la hanche et ce chiffre est probablement sous estimé face à l'accroissement du nombre de personnes de plus de 70 ans. De plus Hong-Kong devra faire face à des fractures vertébrales et des fractures du poignet qui affecteraient majoritairement les adultes entre 50 et 60 ans. Cette observation est inquiétante, sachant que ce type de fracture a un impact fort sur la productivité et le bien-être des gens et qu'elles sont aussi le prélude à des fractures plus importantes.

Entre 2 et 3 ans pour une DEXA
Pour le Dr Andrew Ho, Président de l'Osteoporosis Society of Hong-Kong, l'ostéoporose ne reçoit pas toute l'attention des autorités comme d'autres maladies chroniques telles que le diabète, l'hypertension, les AVC ou les démences. En dépit du poids pour la société, ces fractures ne figurent pas dans la liste des 10 maladies prioritaires reprises dans le Plan de santé. L'ostéoporose est aussi largement sous-diagnostiquée et sous-traitée dans cette région. Le temps d'attente pour une DEXA va de 2 à 3 ans, et un traitement est prescrit seulement si le patient a fait une première fracture et ce traitement n'est pas toujours le "gold standard". Une étude épidémiologique a montré que 62% de la population est carencée en vitamine D à partir de 50 ans. L'apport en calcium est faible avec une moyenne de 400 mg/j, loin des doses recommandées.

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