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Luxation après arthroplastie de hanche : vrai ou faux problème ?

La luxation est la première cause de révision après arthroplastie totale de hanche aux Etats-Unis. Quels sont les facteurs de risque ? Comment traiter ? Quel abord chirurgical ?

12 mars 2014

L'incidence de la luxation post-arthroplastie est faible (<4%). Elle se produit habituellement dans les 6 à 8 semaines qui suivent l'intervention et certains facteurs de risque ont été notés, incluant un âge avancé (>75 ans), le genre féminin, la présence d'une démence ou d'une maladie d'Alzheimer, la consommation d'alcool ou de drogue, une maladie neuromusculaire comme un Parkinson ou une co-morbidité sous-jacente (ostéonécrose avasculaire). Dans la plupart des cas, la réduction et l'immobilisation pendant 3 à 4 semaines sont le gold standard pour une première luxation. Dans certains cas (luxations récidivantes), une réduction chirurgicale est indiquée avec pour options, la révision des composants, l'arthroplastie bipolaire, l'échange de certains composants etc. La luxation affecte grandement la qualité de vie et se révèle coûteuse (surcoût de 70% par rapport à la 1ère intervention). De plus beaucoup d'orthopédistes constatent qu'après révision, le résultat n'est jamais aussi bon que pour une arthroplastie non compliquée.

Abord postérieur ou antérieur1
L'abord chirurgical est un facteur important. L'abord postérieur qui est le plus pratiqué est à risque notamment de lésion du tendon postérieur; l'approche antérieure est théoriquement celle qui amène la plus grande stabilité. La cupule à double mobilité est une bonne option par le fait qu'elle procure une stabilité intrinsèque de l'articulation en réimplantant une tête fémorale aux dimensions proches de l'anatomie originelle du patient. C'est un gage de succès à la fois chez les patients à risque et lors d'une reprise. Dans cette étude multicentrique prospective2 avec un suivi de 2 à 5 ans, on n'observe pas de luxation ou autre complication, avec une survie moyenne des implants proche de 100%.

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