Certificat et formation : un environnement qui fait débat

Les praticiens et étudiants pourront prochainement s'initier à la médecine environnementale. " Une excellente chose ", selon le sénateur André du Bus. Qui aurait toutefois souhaité que la définition de cet environnement soit élargie.
Le SPF Santé publique annonçait récemment, dans un communiqué, que les professionnels de la santé pourraient désormais obtenir un certificat en médecine environnementale. Cette thématique sera également intégrée dans le cursus des étudiants en médecine, a priori dès septembre prochain.
" C'est une excellente nouvelle ", réagit le sénateur André du Bus de Warnaffe (cdH). " On s'attaque aux causes potentielles de différentes maladies. " Désireux d'obtenir de plus amples renseignements sur la mise en place de ce certificat et de cette formation de base, l'élu humaniste a décidé d'interpeller les deux ministres francophones en charge du dossier, Jean-Claude Marcourt et Fadila Laanan (tous deux PS).
La notion-même d'environnement fait notamment débat. Faut-il considérer uniquement sa définition première : qualité de l'air, pollution, bruit ? Ou inclut-on le mode de vie, le tabagisme, la vie rurale ou citadine, l'ambiance de travail, les motifs de stress, ... ? " Les auteur incluent dans la définition de l'environnement : l'air, le sol, l'eau, la faune, la flore, les écosystèmes, le paysage et le climat ", indique Fadila Laanan, ministre de la Santé. " L'air intérieur et extérieur ainsi que les effets psychosociaux liés aux dégradations de l'environnement (bruit et odeur) sont également pris en compte dans le cadre du plan national Environnement-Santé. "
" C'est bien mais ce n'est pas assez ", rétorque André du Bus. " Un généticien renommé de la KUL, le Pr Cassiman, a clairement démontré l'effet épigénétique de l'environnement physique et social sur notre santé. L'accès à des infrastructures sportives, la présence de pistes cyclables, la qualité de la nourriture, ..., tous ces éléments devraient être pris en compte : ils ont tous une incidence sur la santé des citoyens. "
Mais le sénateur se dit tout de même satisfait de ces premières avancées en matière de médecine environnementale. " C'est un excellent départ. En Belgique, la formation médicale est encore trop souvent uniquement axée sur le thérapeutique, pas assez sur le préventif. "
L'intégralité de cet article dans nos éditions papier de ce vendredi 14 mars.