Tout premier indice de performance européen dans la lutte contre le cancer du pancréas: la Belgique 8e
La toute première comparaison du traitement du cancer du pancréas en Europe indique que la plupart des pays ne font pas assez attention à cette maladie. Comme à l'accoutumée, les soins de santé belges mélangent de bons résultats à des résultats plus médiocres, estime le Health Consumer Index.
L'Indice, la toute première comparaison des traitements du cancer du pancréas en Europe, couvre les domaines suivants (utilisant 30 indicateurs en tout): Les droits des patients, les informations dont ils disposent et leur accessibilité aux soins, à la prévention, aux résultats de traitement, aux diagnostics, aux médicaments et aux soins palliatifs.
Malgré le fait qu'elle est aussi mortelle que le cancer du sein, le cancer du pancréas est négligé par les institutions de santé. Dans quatre pays sur cinq, les données sur le résultat des traitements ne sont pas contrôlées et aucune pratique d'excellence n'est convenue. La Belgique, tout comme beaucoup d'autres pays européens, fait partie de ce groupe, combinant des résultats faibles et élevés, et affiche l'Indice de performance de la lutte contre le cancer du pancréas (EPCI) publié aujourd'hui par le Health Consumer Powerhouse (HCP).
Le traitement du cancer pancréatique en Belgique semble suivre la tendance belge type, combinant excellence à une pauvre performance, indique le Dr Arne Bjornberg responsable de l'Indice de production de HCP. Comme d'habitude en Belgique, l'attente d'un traitement contre le cancer est courte comparée à la plupart des autres pays de l'UE. Le taux de survie de cinq ans fait partie des meilleurs, l'accès aux médicaments est bon et les soins palliatifs sont parmi les meilleurs. En même temps, la documentation relative au traitement est assez médiocre et il est difficile de déceler un cadre systématique des soins contre le cancer.
Le cancer du pancréas est la quatrième plus grande cause de décès par le cancer dans l'UE, tuant plus de 100.000 personnes en Europe chaque année. Au contraire des autres cancers, ce chiffre ne cesse d'augmenter! La majorité des personnes diagnostiquées comme souffrant d'un cancer du pancréas mourront durant la première année suivant le diagnostic.
Globalement, les résultats de l'Indice sont très disparates, avec un mélange inhabituel de pays aux revenus élevés et moyens dans la première moitié du classement de l'Indice.
Quatre pays européens sur cinq ne peuvent pas présenter de données sur les résultats des traitements. Selon l'observation de l'EHCI, les chances de survie sont deux fois aussi élevées dans les pays européens les plus performants que dans ceux à la performance plus faible.
Les Pays-Bas sont en tête (comme dans beaucoup d'autres Indices HCP) avec 879 points sur 1.000, suivis du Danemark (872), de la France (812), de l'Irlande (807) et du Royaume-Uni en 5ème position honorable (800), en dépit du fait d'avoir l'un des taux de survie les plus faibles en Europe! La Belgique (719) est 8ème.
Dans le trio de tête, les médecins semblent beaucoup plus informés sur cette maladie et les résultats des traitements sont comparativement bien contrôlés et documentés. La Belgique aurait besoin d'un système de soins plus cohérent pour vraiment faire une différence!, affirment les chercheurs.
Le besoin d'une pratique d'excellence
En Europe comme en Belgique, les règles suivantes doivent être respectées :
• Les médecins de première ligne doivent être vigilants face au cancer du pancréas afin de déceler les premiers symptômes fussent-ils vagues car la détection précoce est absolument essentielle pour permettre un traitement efficace.
• Accès rapide au diagnostic d'un spécialiste et à la chirurgie.
• Les résultats de traitements doivent être surveillés et documentés de manière aisée et systématique.
• Informations pour les patients concernant les options de traitement, des listes des chirurgiens agréés en matière de cancer du pancréas et opportunités de traitement à l'étranger.