Le patronat flamand veut davantage d'économie de marché dans les soins de santé
Le Voka, la principale plate-forme d'entrepreneurs flamands, a plaidé mardi pour injecter davantage de mécanismes de marché dans le secteur des soins de santé, notamment en permettant au patient de gérer lui-même un budget personnalisé. Le Voka pointe du doigt une surconsommation de traitements en Belgique, avec notamment un taux de 40% d'enfants admis aux urgences alors que ce n'est pas nécessaire, ou 30% de recours inopportuns aux rayons X. A l'inverse, trop peu de moyens seraient attribués à la prévention, aux soins pédiatriques, aux personnes handicapées ou aux problèmes psychosociaux.
Les patrons flamands estiment que les prestataires de soins doivent être plus sensibles à la qualité et au coût des traitements qu'aux éventuelles aides publiques auxquelles ceux-ci donnent droit.
Le modèle actuel de payement par prestation peut être préservé pour les soins complexes et les diagnostics incertains, mais il convient aussi de développer un système stimulant la prévisibilité et la simplification, juge le Voka.
La plateforme patronale demande de s'assurer que les intérêts financiers des acteurs de soins ne se contredisent pas aux dépens du patient. Ce dernier devrait en outre être davantage conscientisé au coût des soins, afin d'éviter le gaspillage. Le Voka évoque des bons en espèces constitués d'argent public permettant d'acheter des traitements. Pour éviter des soins de santé à deux vitesses, les montants seraient adaptés aux besoins, une fois ceux-ci objectivés.