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ULS ou SSLF, match nul entre les deux interventions pour prolapsus pelvien

Selon les résultats de l'étude OPTIMAL (1), publiée cette semaine dans le JAMA, aucune des deux techniques opératoires, les plus couramment utilisées aux Etats-Unis, pour traiter un prolapsus des organes pelviens, ne semble supérieure à l'autre. Par ailleurs, les interventions péri-opératoires psycho-comportementales et de rééducation du plancher pelvien (BPMT) ne semblent pas avoir l'effet escompté.

Dr Christian Cottriau - 20 mars 2014

Les prolapsus des organes pelviens correspondent à une descente de l'utérus au niveau du bas vagin ou à une protrusion des parois vaginales au-delà de l'ouverture du vagin. Le traitement chirurgical est encore généralement réalisé par voie transvaginale selon deux méthodes. La fixation au ligament supra-épineux (SSLF) qui suspend le sommet du vagin au ligament supra-épineux en utilisant une approche extra-péritonéale et la suspension au ligament utérosacré (ULS) où le sommet du vagin est suspendu aux ligaments utéro-sacraux selon une approche intra-péritonéale. Par ailleurs, en l'absence de contexte chirurgical, les interventions psycho-comportementales et de rééducation du plancher pelvien (BPMT) constituent un traitement efficace des symptômes du plancher pelvien s'accompagnant d'incontinence. Il était donc logique de s'intéresser à l'efficacité de telles interventions en péri-opératoire

Critères d'évaluation de la chirurgie
Une étude multicentrique randomisée américaine avait pour but de comparer les résultats chez un total de 374 femmes qui ont bénéficié de l'une ou l'autre technique chirurgicale pour traiter à la fois un prolapsus vaginal apical et une incontinence urinaire de stress. Le principal critère d'évaluation était la réussite de l'intervention définie comme une absence de descente apicale de plus de 1/3 dans le canal vaginal ou de la paroi vaginale antérieure ou postérieure au-delà de l'hymen ainsi qu'une absence de symptômes de déformation vaginale et de nécessité de nouveau traitement endéans les deux ans.

Rééducation pelvienne
Les patientes étaient également randomisées pour recevoir un suivi classique ou une intervention comportementale péri-opératoire. Pour évaluer cette intervention, le principal critère à six mois, était le score de symptômes urinaires (Urinary Distress Inventory). A deux ans les critères étaient le score des symptômes liés au prolapsus (Pelvic Organ Prolapse Distress Inventory), ainsi que la réussite sur le plan anatomique.

Pas de vainqueur
L'analyse des résultats à deux ans montre qu'aucune des deux interventions chirurgicales ne se démarque, ni sur le plan anatomique ou fonctionnel, ni pour ce qui est des effets secondaires. Le traitement comportemental et de rééducation pelvienne péri-opératoire n'a pas permis d'améliorer les symptômes à six mois ou les résultats sur le prolapsus à deux ans.

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