Tuberculose : la stratégie DOTS payante en Chine
Pour lutter contre la tuberculose, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une stratégie nommée DOTS (pour directly observed treatment- short-course), qui allie le dépistage systématique, le traitement normalisé et le suivi des patients, ainsi que la surveillance épidémiologique.
D'autre part, l'un des objectifs mondiaux fixé par le partenariat " Halte à la tuberculose " (" Stop TB ") est de réduire la prévalence de la maladie de 50% entre 1990 et 2015.
Pour la Chine on peut dire que la mission est d'ores et déjà accomplie. C'est d'autant plus remarquable que ce pays est un enjeu majeur. A lui seul, avec un million de nouveaux tuberculeux chaque année, il représente 11% de l'ensemble de tous les nouveaux cas dans le monde.
Une large étude, basée sur les radiographies et les symptômes de 252.940 personnes âgées de 15 ans et plus, montre que la Chine a réalisé une diminution spectaculaire des taux de prévalence de 170 à 59 cas pour 100.000 habitants sur la période 1990 à 2010.
Ce succès inégalé est attribué au renforcement massif de la stratégie DOTS appliquée à la moitié de la population dans les années 1990, puis au pays entier après l'an 2000, mais également à l'introduction et l'approvisionnement sans rupture des antituberculeux de seconde ligne. Le but ultime est de bien diagnostiquer et bien traiter pour prévenir ou ralentir le développement de bactéries multirésistantes.
(référence : The Lancet, 18 mars 2014, doi:10.1016/S0140-6736(13)62639-2)