Sécurité d'emploi des ß-agonistes à longue durée d'action
Par sûr que la nouvelle pièce ajoutée au dossier par des auteurs canadiens mette fin au débat entre fervents défenseurs et farouches opposants, mais elle a au moins le mérite de l'éclairer.
Le bénéfice des ß-agonistes à longue durée d'action dans la prise en charge de l'asthme fait débat pratiquement depuis la mise sur le marché du salmeterol au Royaume Uni, soit depuis près d'un quart de siècle.
En se basant sur des dossiers sanitaires administratifs de la Colombie britannique, les investigateurs ont évalué le risque d'hospitalisations liées à l'asthme chez des asthmatiques selon la régularité de la prise de ß-agonistes à longue durée d'action (appréciée par la périodicité de renouvellement des prescriptions) et selon que cette prescription était ou non associée à des corticoïdes inhalés.
Les résultats montrent tout d'abord que l'on peut être rassuré sur le plan de la sécurité d'emploi des ß-agonistes à longue durée d'action puisqu'il n'y a pas de différence significative de risque d'hospitalisations liées à l'asthme entre les sujets à qui sont prescrits régulièrement des ß-agonistes à longue durée d'action en association à des corticoïdes inhalés et les sujets ne recevant régulièrement que des corticoïdes inhalés.
Ils montrent également que la prescription régulière de corticoïdes inhalés seuls ou associés à un ß-agoniste à longue durée d'action est associée à une réduction significative des hospitalisations liées à l'asthme par rapport aux sujets qui ne reçoivent régulièrement que des ß-agonistes à longue durée d'action seuls.
Globalement, le message à retenir est donc qu'en association avec une corticothérapie inhalée, l'usage des ß-agonistes à longue durée d'action permet de diminuer le risque d'hospitalisations liées à l'asthme et que l'adhérence thérapeutique à la corticothérapie est essentielle chez les sujets à qui sont prescrits des ß-agonistes à longue durée d'action.