Alzheimer : faire de longues études préserve de la maladie
Une recherche d'une équipe de l'Inserm démontre la relation entre le niveau d'études d'une personne et ses capacités cognitives quand elle devient âgée. Ainsi, le niveau d'études serait prédictif de la maladie d'Alzheimer. Au plus il est élevé, au plus l'apparition des symptômes est ralentie.
Les scientifiques français ont eu recours à la cohorte PAQUID, une base de données médicale constituée il y a 25 ans. Elle inclut le suivi et les évaluations cognitives et neurologiques tous les deux ou trois ans de personnes âgées de plus de 65 ans, au départ en bonne santé.
Les chercheurs ont rétrospectivement analysé l'évolution cognitive de 442 participants atteints de la maladie d'Alzheimer. Parmi eux, 171 avaient un bas niveau d'éducation, et 271 un bagage scolaire plus conséquent. Verdict : les premiers signes de déclin cognitif apparaissent en moyenne 15 à 16 ans avant le diagnostic de la démence chez les personnes diplômées contre 7 ans chez les individus ayant le plus bas niveau d'études. Autre constat : les volontaires éduqués subissent moins de troubles et de gènes dans leur vie quotidienne.
Des données d'imagerie montrent bien que le volume de matière grise est plus important chez les personnes qui peuvent se prévaloir d'un long apprentissage scolaire. Cela se traduit par plus de neurones, et plus de connexions synaptiques.
http://brain.oxfordjournals.org/content/early/2014/02/27/brain.awu035.short?rss=1