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Un nouveau guide pour faciliter la prise en charge

Ce nouveau guide publié dans les "Annals of the Rheumatic Diseases" revisite les recommandations antérieures publiées par l'EULAR pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Le document a été développé par une Task Force internationale qui a basé ses décisions sur une revue systématique de la littérature et un avis consensuel d'experts.

24 mars 2014

Comme dans les recommandations 2010, cette nouvelle version1 se développe autour de trois principes de base :
? le traitement des patients avec une PR doit être le meilleur possible et basé sur une décision partagée entre le patient et le rhumatologue,
? les rhumatologues sont en première ligne pour traiter les patients avec une PR,
? la PR implique des co-morbidités mais aussi un aspect sociétal et financier qui doit être pris en compte.
Ce document est de l'Evidence based-medicine qui fournit une guidance au praticien de terrain et renseigne les autres acteurs (décideurs politiques, kinésithérapeutes...) de l'état actuel des thérapies.

Focus sur quelques recommandations
Tous les DMARDs doivent s'utiliser sitôt le diagnostic posé. Sur le plan thérapeutique, en l'absence de rémission, un objectif raisonnable est de maintenir la maladie à son taux d'activité le plus bas. Le méthotrexate (MTX) doit faire partie du traitement initial dans une maladie active définie par un index CDAI (Clinical Disease Activity Index) >10, un DAS28 (Disease Activity Score 28) >3,2 ou un SDAI (Simplify Disease Activity Index) >11. La dose optimale est de 25 à 30 mg/semaine ou moins en cas d'effets secondaires et doit être maintenue pour au moins 8 semaines. En cas d'échec d'un biologique en première ligne, il est raisonnable de changer de biologique et de mécanisme d'action. Dans ce contexte, le tofacitinib, un inhibiteur des Janus kinases doit être considéré. En cas de rémission prolongée, une réduction prudente des doses de DMARDs peut être proposée, en concertation avec le patient. L'arrêt total du traitement double le risque de poussées (70% des patients) comparé au maintien. Enfin, il faut être attentif aux signes de progression de la maladie et aux co-morbidités associées.

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