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Douleurs osseuses basses - Voie interlamaire ou transforaminale ?

Dans la prise en charge des lomboradiculalgies mécaniques chroniques, les injections intra-rachidiennes de corticoïdes sont une intervention courante. Plusieurs voies d'abord sont possibles, épidurale postérieure (interlamaire ou interépineuse), transforaminale et caudale. La littérature est abondante sur les mérites respectifs. Que conclure de cette nouvelle étude ?

24 mars 2014

Les plus utilisées sont les voies interlamaires et les voies transforaminales, avec guidage scopique et tomodensitométrie. Beaucoup d'études ont comparé leurs efficacités respectives pour arriver à la conclusion que la voie transforaminale est plus avantageuse mais moins sûre que la voie épidurale. Celle-ci peut être préférée pour le traitement de conflits postéro-latéraux. La voie transforaminale quant à elle peut être préférée parce qu'elle amène le corticoïde au contact de la racine nerveuse irritée en évitant la diffusion au contact d'autres racines nerveuses sus- et sous-jacentes.

Pas de supériorité
Cette nouvelle étude a analysé les données de 5 études prospectives et 3 rétrospectives comparant les deux abords, TFESI (Transforaminal Epidural Steroid Injections) vs ILESI (Interlaminar Epidural Steroid Injections) chez 506 patients avec lomboradiculalgies douloureuses suivis en moyenne 3,2 mois. A 2 semaines, on note une différence de 15% en faveur du groupe TFESI comparé au groupe ILESI mais cette différence s'estompe à 6 mois. Si l'on combine les données des 5 études prospectives, on observe moins de 20% de différence entre les deux voies d'abord pour l'amélioration des douleurs. En termes d'amélioration fonctionnelle, la voie interlaminaire montre des résultats légèrement supérieurs à 2 semaines (56,4% vs 49,4%). Pour les auteurs, ces différences d'efficacité sont peu significatives et certainement moins importantes que ce qui était attendu. Ils admettent toutefois qu'une limitation de leur étude est le petit nombre de patients recrutés. Ils proposent de se référer aux études versus placebo peut-être plus faciles à interpréter que les études des deux abords en face à face. Sur le plan des complications, ils observent que les deux abords sont tout aussi complexes et difficiles à réaliser mais avec un risque peut-être plus important pour TFESI, a fortiori dans les régions dorsales supérieures. Quoi qu'il en soit, ces actes ont un rapport bénéfice/risque très favorable avec une amélioration clinique qui dépasse les 70%, toutes situations confondues.

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