Un testeur d'haleine pour détecter des maladies
La santé devient un axe stratégique important pour Toshiba. Récemment, le groupe industriel japonais a fait part de son intention d'investir plusieurs milliards d'euros dans le domaine des technologies médicales. Et il est passé directement à l'acte en dévoilant un nouvel analyseur d'haleine qui va permettre aux médecins de surveiller la santé de leur patients et de diagnostiquer certaines maladies.
Le principe de ce type d'appareil est bien connu : détecter les molécules de gaz exhalée par un individu grâce à un système de laser infrarouge. La technique a l'avantage d'être simple et non invasive.
Bien que le prototype n'en soit qu'à la première étape de son développement, il peut déjà identifier trois types de gaz : l'acétaldéhyde (responsable des maux de tête dus à une consommation excessive d'alcool), l'acétone (indicateur du diabète et des risques d'obésité) et le méthane (indicateur de problèmes digestifs).
" Nous avons confié une étude à l'Université Waseda, pour effectuer des mesures cliniques de la concentration d'acétone dans l'haleine et corréler ces résultats avec la quantité d'acides gras dans le corps du patient ", a précisé Toshiba qui apporte de son côté la technologie d'analyse. " Ce serait un moyen d'évaluer l'impact de certains régimes et de compléments alimentaires. "
Les chercheurs veulent aussi améliorer leur équipement pour réussir à mesurer d'autres molécules : le monoxyde de carbone qui dévoile si le patient fume, le monoxyde d'azote qui révèle une inflammation des voies respiratoires supérieures et le dioxyde de carbone 13C qui met en évidence une bactérie responsable d'ulcères à l'estomac.
" Nous plaçons de grands espoirs dans l'analyseur d'haleine pour améliorer la santé de la population et nous allons effectuer davantage de collaborations auprès d'universités et d'hôpitaux afin d'élargir notre base de connaissances ", a confirmé Naoko Toyoshima, un expert du groupe.
A l'heure actuelle, des prototypes de tests d'haleine ont déjà été développés par différentes équipes internationales, pour détecter certains cancers.
(référence : communiqué de presse de Toshiba, 18 mars 2014)