L'Absym se réjouit de la "substitution radiologique"
Le 1er avril 2014, le droit à la substitution en radiologie sera d'application. L'Absym souligne l'intérêt de ce droit en terme de qualité et les avantages pour les médecins, les radiologues et les patients.
Pour les médecins : " Dans la plupart des cas, cela ne change rien. Comme avant, le médecin prescripteur continuera à remplir la demande d'examen, en présentant des données cliniques et un diagnostic présumé ainsi que le type d'examen requis. En cas de doute, il est toujours envisageable de s'en remettre à l'expertise du radiologue. Le choix de l'examen le plus approprié peut naturellement se faire en concertation étroite avec le radiologue de sorte que le prescripteur puisse se sentir davantage concerné. L'objectif premier est que, le moins souvent possible, le prescripteur se retrouve par la suite confronté à un protocole indécis car le radiologue s'est vu contraint d'effectuer un examen sous-optimal. "
En cas de doute, un contact avec le radiologue est toujours recommandé.
Pour les radiologues: Pour les examens les plus demandés, il ne devrait pas y avoir de gros problèmes d'organisation (substitution entre RX - échographie - CT). Dans le cas d'une substitution en examen RMN seulement, il conviendra de fixer de manière organisationnelle un nouveau rendez-vous endéans une période acceptable.
Pour les hôpitaux qui ne disposent pas encore d'appareils de RMN, cela pose problème. C'est une des raisons pour lesquelles les 12 appareils d'imagerie par résonance magnétique qui ont été promis devraient être installés en priorité dans les établissements hospitaliers qui n'en possèdent pas encore.
En principe, le système légalisera une pratique EBM déjà privilégiée par les radiologues au quotidien (good clinical practice). Les radiologues ensemble avec les prescripteurs veilleront à utiliser de manière optimale les deniers publics.
Pour les patients: Le seul désavantage est le déplacement d'un rendez-vous si, au lieu d'un scanner CT, un examen RMN doit être réalisé alors que le patient avait initialement été programmé pour un CT. Mais l'avantage l'emporte sur l'inconvénient puisque les risques d'irradiation intempestive sont réduits.