Patients asthmatiques : qu'il soit assuré par une infirmière ou un médecin, le suivi semble équivalent
Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) s'est penché sur une analyse d'études randomisées, avec groupes de contrôle, consacrée au suivi des patients asthmatiques par des infirmières versus par des médecins et réalisée par la Cochrane Collaboration.
Le KCE rappelle que pour arriver à un bon contrôle des symptômes (essoufflement, toux, respiration sifflante et sensation d'oppression au niveau du thorax) de cette maladie chronique, les patients doivent faire l'objet d'un suivi régulier assuré par un prestataire de soins de santé professionnel. Au cours des consultations de suivi, celui-ci doit aborder des aspects comme la prescription des médicaments, l'éducation à l'autogestion, l'établissement d'un plan de traitement...
Traditionnellement, ces consultations sont effectuées par les médecins, le plus souvent des généralistes ou des pédiatres mais, depuis les années 1990, du fait de la charge de travail excessive que représente ce suivi pour les médecins, plusieurs pays occidentaux ont formé des infirmières spécialisées.
Pour évaluer la qualité du suivi par les uns et les autres, la Cochrane Collaboration a retenu cinq études cliniques randomisées dont trois étaient axées sur des adultes et deux sur des enfants. Au total, 588 patients ont été inclus dans la revue parmi lesquels 154 souffraient d'asthme non contrôlé et 434 contrôlé. La durée du suivi des différentes études a varié de 6 mois à 2 ans. Les principaux critères d'évaluation ont été : la fréquence des exacerbations, la sévérité de l'asthme, les coûts de santé, et la qualité de vie.
Résultat : aucune différence significative n'a été constatée pour chacun de ces critères d'évaluation, que les patients asthmatiques soient suivis par une infirmière ou par un médecin.
De nouvelles études sur des patients souffrant de différentes formes d'asthme, ainsi que des données sur les " événements indésirables " et les coûts de santé apparaissent nécessaires.
(référence : The Cochrane Library, 28 février 2013, DOI: 10.1002/14651858.CD009296.pub2)