2014, année du décollage des consultations médicales sur Internet ?
Francisco Martín, gérant du cabinet de conseil Deloitte, a produit une étude qui prédit que cette année cent millions de consultations virtuelles seront réalisées dans le monde entier, soit une augmentation de 400% par rapport à il y a seulement deux ans.
Ces visites virtuelles devraient générer en 2014 une économie potentielle de 3,6 milliards d'euros, par rapport au coût des " vraies " consultations, estime-t-on chez Deloitte. En outre, les téléconsultations pourront être proposées plus largement à des populations qui n'ont pas accès aux soins médicaux, et ainsi sauver des millions de vies.
Le déploiement des ordinateurs, la connexion généralisée à Internet, la familiarisation des seniors - qui vont le plus chez le médecin - avec les nouvelles technologies et l'utilisation massive de smartphones et de tablettes combinée à un réseau haut débit sans fil à prix abordable devrait générer un engouement pour les consultations médicales en ligne, prévoit cette nouvellee étude.
Son auteur rappelle au passage qu'une téléconsultation ne se résume pas à se connecter avec son médecin et à ouvrir la bouche devant sa webcam. Il y a également de nombreux documents à fournir. En effet, la majorité des eVisits a davantage pour objectif de réunir un maximum d'informations, grâce à des questionnaires et l'envoi de photos, le tout étant sensé remplacer une interaction directe avec un médecin. Ensuite, différents programmes, applications et supports technologiques sont utilisés afin d'obtenir un diagnostic et une prescription sans que les patients aient à se déplacer.
Selon le cabinet conseil, les consultations par Internet seront particulièrement prisées aux États-Unis et au Canada, qui pourraient en compter jusqu'à 75 millions en 2014. Actuellement, les médecins de ces deux pays reçoivent chaque année 600 millions de patients, et l'étude affirme que la moitié des cas " pourraient se résoudre avec une consultation virtuelle. " Ces cas sont pour la plupart des renouvellement d'ordonnances, ou des douleurs d'estomacs et des toux qui peuvent être diagnostiquées à distance.
(référence : rapport du cabinet Deloitte, 2014)