Agomelatine : la molécule confirme
Certains doutes pesaient sur le rapport bénéfice/risque lié au traitement par agomelatine qui est, pour mémoire, un agoniste des récepteurs de la mélatonine, mais un antagoniste de certains récepteurs sérotoninergiques.
Deux études viennent certainement rassurer. La première a été publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry et la seconde, une méta-analyse reprenant 20 études concernant cette molécule. Dans la première, les auteurs rendent compte des résultats d'une étude internationale, multicentrique, randomisée en double aveugle contre placebo ou escitalopram afin de traiter des patients souffrant d'anxiété généralisée et de prévenir les récidives. L'étude a duré 12 semaines. Le groupe traité par agomelatine a reçu entre 25 et 50 mg/j, le groupe escitalopram 10 à 20 mg/j. Les 45 centres ayant participé ont rassemblé 139 patients pour le groupe traité et 131 pour le groupe placebo et 142 pour l'escitalopram. Les scores obtenus par l'agomelatine sont équivalents à ceux obtenus par l'escitalopram. Toutefois, le traitement par agomelatine s'accompagne de moins d'effets secondaires que par escitalopram.
La seconde étude est une méta-analyse accessible dans son entièreté gratuitement. En tout, les auteurs en ont retenus 20 répondant à leurs critères de sélection avec plus de 7460 patients dépressifs traités soit pas agomelatine soit par placebo. Précisons que les études étaient publiées ou non. Comparativement aux autres antidépresseurs, l'efficacité semble équivalente.