Cigarette électronique : nombreux cas d'empoisonnement aux États-Unis !
La polémique concernant la cigarette électronique n'est pas prêt de s'éteindre. Alors que les études scientifiques concernant l'efficacité de ce nouveau substitut se multiplient et se contredisent, cette fois, c'est un article du New York Times qui déclenche les passions. Son auteur, Matthew Richtel, lauréat du prix Pulitzer en 2010, a sorti l'artillerie lourde.
Mélange de nicotine, de propylène glycol et d'arômes, le liquide qui alimente les e-cigarettes contient des neurotoxines puissantes, explique Richtel. Il peut provoquer des nausées, des vomissements, des convulsions ou des lésions du système nerveux. Il serait même un poison dangereux pour les jeunes enfants qui peuvent être attirés par ses couleurs brillantes et ses saveurs. Une seule cuillère peut être létale pour un enfant et moins d'une cuillère à soupe très concentrée peut l'être pour un adulte.
Richtel prend à témoin Lee Cantrell, directeur du bureau de San Diego du centre antipoison de Californie et professeur de pharmacologie. " La question n'est pas de savoir si un enfant va être gravement empoisonné ou être tué. La question c'est de savoir quand ", affirme ce dernier. Des propos qui font froid dans le dos...
Le journaliste du quotidien new-yorkais révèle aussi quelques statistiques édifiantes liées à l'utilisation de la cigarette électronique. C'est ainsi que l'an dernier, 1351 cas d'empoisonnement ont été rapportés au National Poison Data System, soit une augmentation de 300% par rapport à 2012. Parmi ces cas, 365 ont dû être hospitalisés. La plupart des sujets concernés étaient des enfants.
Cette année, si la tendance se maintient, les autorités américaines estiment que ce nombre pourrait facilement être doublé. Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'aux États-Unis il n'existe pas de réglementations quant à la contenance des recharges des e-cigarettes. La Food and Drug Administration a certes annoncé qu'elle allait prendre des mesures réglementaires mais sans donner de détails, ni de dates...
(référence : The New York Times, 23 mars 2014)