Infections nosocomiales : le défi d'un réseau européen emmené par l'ULg
Le nouveau réseau scientifique européen MON4STRAT a tenu lundi sa réunion de lancement à l'Université de Liège, où le Pr Bernard Joris coordonne un projet de 6 millions d'euros inscrit au Programme-Cadre de recherche de l'Union européenne (FP7).
Ce projet réunit 11 partenaires internationaux, dont trois universités belges (ULg, UCL, ULB). Son objectif global est d'améliorer l'efficacité des antibiotiques dans le traitement des maladies nosocomiales.
Plus précisément, il s'agit de vérifier l'intérêt thérapeutique d'une nouvelle méthode de dosage du taux de bêta-lactames dans le sang de patients hospitalisés dans des services de soins intensifs parce qu'ils ont contracté une infection pneumo-respiratoire entre 48 et 72 heures après leur admission à l'hôpital.
Le traitement de ce type d'infection nécessite des approches thérapeutiques innovantes et les bêta-lactames constituent la famille d'antibiotiques qui présente aujourd'hui la meilleure efficacité et qui est la plus utilisée.
Originale, rapide et fiable, la nouvelle méthode permet une prise en charge quasi-instantanée au chevet du patient. Elle résulte de travaux menés par les universités belges grâce auxquels la société wallonne WOW Technology a pu élaborer une machine capable de déterminer en temps réel la dose d'antibiotiques à administrer.
Des tests cliniques en phase 2B vont débuter afin de vérifier l'intérêt thérapeutique de ce monitoring. Ils dureront jusqu'en janvier 2018. Si les résultats sont concluants, la machine développée pourrait servir pour d'autres types d'antibiotiques et d'autres maladies.