La puberté tardive attribuée à un gène défectueux

Une erreur génétique pourrait expliquer le retard pubertaire, constaté chez 4% des adolescents. Les chercheurs de l'Université Queen Mary à Londres ont identifié ce défaut génétique après avoir étudié les candidats de sept familles finlandaises qui présentaient de façon héréditaire des retards de puberté. En tout, 15 gènes pouvant être responsables de ces retard ont été repérés. Un résultat que les auteurs de l'étude considèrent comme " extrapolable à d'autres pays. "
Le Dr Sasha Howard et son équipe ont ensuite étendu leur échantillonnage auprès d'adolescents ayant une maturité sexuelle normale, puis ont comparé comparé les résultats obtenus avec 288 nouveaux individus présentant un retard de puberté.
L'analyse des échantillons d'ADN a permis aux scientifiques britanniques de découvrir que le retard pubertaire peut être lié au défaut d'un gène. Ce gène contrôle le développement des neurones GnRH qui jouent le rôle de régulateurs hormonaux et disent à l'organisme de parvenir à la maturité sexuelle. L'altération de ce gène peut inhiber les régulateurs hormonaux et entrainer un développement sexuel tardif plus ou moins important. Une petite erreur pourrait retarder de deux ans la puberté, tandis qu'une grosse erreur pourrait même bloquer le processus hormonal.
Cette découverte pourrait aider les médecins à mieux diagnostiquer et mieux traiter les jeunes souffrant d'une puberté retardée.
(référence : communiqué de la Queen Mary University of London, 25 mars 2014)