Vers un dépistage des enfants à risque de faible QI
Des chercheurs des universités de Cardiff et de Bristol considèrent qu'il serait possible d'élaborer un test génétique permettant de dépister les enfants qui courent le risque d'avoir un quotient intellectuel (QI) inférieur à la moyenne.
Ils ont abouti à cette conclusion après analysé les données génétiques de 3.123 enfants de moins de sept ans et testé leur QI. Ils se sont concentrés sur le gène codant l'enzyme deiodonase-2. Ce gène est associé à des problèmes de santé tels que le diabète ou l'hypertension artérielle et l'enzyme est impliquée dans le traitement des hormones thyroïdiennes à l'intérieur des cellules.
Les scientifiques ont constaté que le risque de développer un QI inférieur à 85 était multiplié par quatre chez les enfants qui avaient une anomalie génétique de l'enzyme déiodonase-2 et un niveau d'hormones thyroïdiennes plus bas que la normale. Au Royaume-Uni, cela concerne 4% des naissances chaque année.
Selon le Dr Peter Taylor, responsable de cette recherche présentée lors de la conférence annuelle de la Society for Endocrinology, la mise au point d'un test génétique et un dépistage néonatal de la fonction thyroïdienne permettraient de savoir si un enfant va avoir un faible QI et, le cas échéant, de lui proposer un traitement par hormone thyroïdienne pour qu'il puisse développer un QI normal.
(références : Endocrine Abstracts, 2014, DOI:10.1530/endoabs.34.OC1.1, et communiqué de l'Université de Cardiff, 24 mars 2014)